La surprenante histoire de Sidi Mohammed, un homme remarquable. J’ai eu la chance de fréquenter ce Rajelouness qui m’avait beaucoup inspiré.

Sidi Mohammed m’avait révélé comment il avait commencé de rien pour prendre sa retraite du monde du business après avoir construit une respectable entreprise textile au Maroc, qui fait aujourd’hui la fierté de sa famille.

Qui est Sidi Mohammed ?

Sidi Mohammed est un membre de ma famille, plus précisément, c’est l’oncle de ma mère. Ri7t che7ma fcha9or comme on dit 😉

Lorsque j’étais encore enfant, je voyais Sidi Mohammed comme un homme très sérieux et qu’on voit rarement sourire. Je ne m’intéressais pas à lui puisqu’on se voyait uniquement pendant les grandes occasions familiales ou alors pendant les vacances d’été. A cet âge-là, mes cousins me suffisaient pour me distraire et jouer cache-cache, 7aba ou construire des châteaux de sable à la plage.

Un peu plus tard, à l’âge où on devient un peu mature et qu’on prend aussi notre place au salon entre les grands hommes de la famille pour écouter leurs anecdotes, débats politiques et toutes sortes de blabla qu’on évoque pour paraitre intéressant. Je remarquais que bien que Sidi Mohammed était l’homme qui avait le plus de succès, il ne parlais pas. Il se contentait de s’assoir et boire son verre de thé sans menthe tout en écoutant les autres, et sourire de temps en temps lorsque mon grand-père raconte une de ses drôles de blagues.

Un jour, j’ai décidé de lui tirer la longue dès qu’on se croise dans une occasion et percer le mystère qui se cache derrière sa réussite.

Ça me paraissait une mission impossible, plus difficile qu’aborder une fille dans la rue, car l’homme avait tellement de charisme que les autres n’osaient pas l’aborder. Et puis, pendant les vacances d’été il ne passait que trois jours avec nous avant de partir gérer ses trucs « plus importants ».

Le Vrai Sidi Mohammed

Donc les vacances étaient arrivées. Rien ne me ferait plus plaisir ce jour-là que de voir Sidi Mohammed parmi nous.

J’arrive au grand cabanon au bord de la plage où on allait passer nos vacances, je ne l’avais pas vu à l’intérieur. Il n’y avait que les enfants qui trouvaient leur liberté en sortant et entrant de partout, tout en embêtant leur maman pour les laisser aller se baigner. Cette ambiance me manque tant. Je suis alors sorti du côté de la plage, j’ai passé un coup d’œil à l’horizon et je me suis soulagé en voyant Sidi Mohammed de loin, assis sur une petite chaise rouillée, sur les roches face à la mer avec ses grandes lunettes de soleil et son chapeau de camouflage qu’il mettait pour aller chasser les cailles. Le tir était d’ailleurs sa passion.

Le soir, pendant que mes cousins partaient se défouler dans un billard pas très loin, j’ai trouvé alors l’occasion pour l’aborder et discuter tranquillement.

Je ne me rappelle plus exactement comment je l’avais abordé, ça s’est passé tellement facilement que je ne me croyais pas en train de discuter avec SIDI MOHAMMED et le voir autrement que silencieux.

Ce soir-là, il ne faisait que me poser des petites questions pour me tirer la langue intelligemment et voir ce que j’avais dans le crane. Il utilisait d’ailleurs les mêmes techniques de conversation que j’avais partagées avec vous dans un ancien article.

Je parlais sans arrêt, je basculais d’un sujet vers un autre. Je voulais paraitre intéressant à ses yeux, alors j’évoquais souvent les armes, le gibier, les forets… Et lui, il ne faisait qu’écouter en me tirant encore plus la langue.

La première discussion, je me suis pris au piège, je n’ai rien tiré de lui.

Le lendemain soir, je l’ai abordé pour discuter encore une fois, mais cette fois-là, je ne me suis pas laissé avoir. C’était à moi de lui tirer la langue. Alors j’ai lancé la discussion au sujet de Fes, de l’ancienne médina où il était né et où il avait grandi et commencé sa carrière.

Et c’était la bonne ficelle à tirer puisque malgré la différence d’âge, plus Sidi Mohammed me parlait ce soir-là, plus j’avais l’impression d’être un de ses amis, au point de me raconter les conneries et les délires qu’ils avaient vécu avant de devenir un homme sérieux jame3 rasso & chareb dmagho.

L’Histoire de SIDI MOHAMMED

L’histoire de Sidi Mohammed m’a particulièrement marqué. Il n’a pas passé par une école supérieure de commerce ou de gestion pour construire son empire, encore moins, il n’est jamais allé à l’école.

C’est un vrai Self-Made man !

Son enfance, il l’avait passé à 9asbet Nouar dans l’ancienne médina de Fes. Il commença alors à travailler dans le Souk, à faire les courses pour les commerçants et les artisans de cuire et de cuivre.

En devenant de plus en plus grand, vers l’adolescence, le Souk avait fait de lui un Pickpocket. Avec sa bande de petits voyous rusés comme des renards, ils faisaient les poches des commerçants qui venaient à la ville pour s’approvisionner des matières premières.

Ces petits renards offraient aussi de la prestation de services aux « petits » escrocs qui distrayaient les spectateurs en faisant des tours de passe passe pendant que les renards s’occupaient des poches. Bare9 ma t9che3.

Escamoteur
Jérôme BOSCH : « L’escamoteur »

Un Vrai Renard ce Sidi Mohammed !

Après le décès de son père. Sa mère lui annonce alors, soit qu’il se marie avec sa cousine, soit qu’elle lui jette le sort de sa malédiction, Sekht. Dans les deux cas, m’avait-il confié, c’était la malédiction, alors il préféra la première.

Le jeune homme Sidi Mohammed se trouva obligé de travailler honorablement et commencer à aider Mly Taher son grand frère dans le petit atelier où il confectionnait des babouches en cuire avec son défunt père. Bien que les mains de Sidi Mohammed étaient plus habilles en Pickpocket que de travailler les babouches, il décida alors d’utiliser son savoir-faire commercial, ses ruses et le sens de négociation qu’il avait développé au Souk.

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Le commerce marchait bien pour lui. Il remarqua que les Babouches pour femmes se vendaient miraculeusement et plus facilement que celles des hommes. En plus, il pouvait gonfler la marge bénéficiaire en vendant celles des femmes en faisant croire qu’elles étaient les plus sophistiquées et décorées avec des matières de grande qualité, donc prix élevé. Tandis que les hommes préféraient des babouches simples pour eux, donc prix bas.

Il laissa alors tomber la gamme homme, et devient le beau parleur qui vend du rêve au femmes qui veulent toujours avoir les Babouches dernière tendance de quoi rendre jalouse la voisine et la belle-mère.

Et les vendre aussi aux hommes qui veulent offrir des Babouches comme cadeau à leur future mariée. Ces hommes-là, m’expliquait-il, étaient capable de payer le prix sans trop négocier, puisqu’ils étaient aveuglés par le chaud désir de se marier et passer à la nuit de noce le plus tôt possible.

Le commerce décolla, l’atelier embaucha plus d’artisans. Ils commencèrent à vendre les Babouches en gros pour les commerçants qui venaient des autres villes. Mais cette fois-ci, me dit-il, il faisait leurs poches légalement puisque toutes Babouches signées (fabriquées à Fes) avaient le droit de se vendre à prix cher dans les autres villes.

Tout ce qu’il gagnait à l’époque, il le dépensait à Casablanca, dans les bars, ou en invitant ses clients grossistes à picoler les samedis soir avec Chikhat et tout ce qui va avec. Il n’épargnait rien du tout. Car il croyait que le flux d’argent entrant ne s’arrêtera jamais.

Il avait tort.

Après toutes ces années où Sidi Mohammed se croyait dominer le marché et fidéliser ses clients, un concurrent se pointe dans l’affaire et dévora une importante part de marché. Il vendait le même style de Babouches et d’autres choses à prix moins cher.

Sidi Mohammed ne remarqua l’apparition de ce concurrent que lorsqu’il était trop tard. A l’époque, on n’avait pas Google pour voir les autres blogs masculins. Au passage, mon salut à mes concurrents qui lisent. 😉

Revenons à notre histoire…

Les gros clients qu’il invitait à picoler, lui ont tourné le dos. Les salauds me dit-il, Wlad Din lkelb plus précisément. Il était trop tard pour contre attaquer son concurrent. Les deux frères n’avaient plus que quelques Babouches en stock. Même s’ils les vendraient à prix moins bas que le concurrent ils ne pourront confectionner d’autres. Car tous les artisans que son frère avait formés, les ont trahis en travaillant pour l’autre.

La Malédiction !

C’était en arrivant à cette partie de l’histoire que Sidi Mohammed arrêta de me narrer son histoire. Je voulais à tout prix savoir comment il avait fait pour s’en sortir, puisque je savais qu’il était riche.

Il me demanda alors d’aller dire à sa femme, Lalla Hlima, de nous préparer un Berad d’atay Mche7er (du Thé) et qu’il me racontera la suite après. A vrai dire, Sidi Mohammed savait bien comment me tenir en suspense et bouleverser ma curiosité.

Je vous dis à mon tour, allez me préparer un Berad d’atay Mche7er et je continue !

Bon allons, soyons gentil 😀

Sidi Mohammed continue de me raconter la suite :

  • Alors où est ce qu’on s’est arrêté ?
  • Vous n’aviez plus rien Sidi Mohammed, Répondis-je.
  • Ah… D’accord … [silence] va demander à Lalla Hlima si le Thé est prêt. 
  • … x(

Bon allons cette fois je continue pour de vrai 😀

Donc on disait que Sidi Mohammed et son frère Mly Taher n’avaient plus rien pour faire marcher leur business, ni capital, ni personnel. Les clients et les grossistes les ont lâchés.

Mais, Sidi Mohammed ne savait pas qu’il s’est trompé en croyant que sa mère lui avait infligé une malédiction lorsqu’elle l’avait obligé à se marier. Car Lalla Hlima était une Mraouness (oui ça existe) une bonne femme, UNE VRAIE FEMME!

Pendant que Sidi Mohammed récoltait ses fortunes et les dépensait ailleurs, Lalla Hlima était sage, elle épargnait l’argent qu’il gagnait en cachette durant des années. Même si elle avait la belle vie et que son mari gagnait bien, elle avait pris des provisions.

Lalla Hlima avait comme passe-temps de broder les mouchoirs et les tissus pour les vendre aux femmes. Elle ne dépensait rien de cet argent. Comme une banque, elle ne faisait qu’épargner de l’argent. Plutôt, mieux qu’une banque.

Lorsqu’elle a appris que le commerce de Sidi Mohammed était en crise. Sans plus tarder ou hésiter une seconde, elle offre toutes ses épargnes à son mari pour qu’il se rattrape. Malgré le fait que Sidi Mohammed ne s’intéressait pas à elle pendant les années passées ensemble.

Sidi Mohammed avait appris la leçon.

Lalla Hlima avait gagné beaucoup de respect.

La Bénédiction

C’était là où il avait mieux compris la sagesse de sa mère.

Il a conclu que l’épouse, si c’est une Mraouness alors c’est une bénédiction. Si par contre c’est une femme qui fait partie des 6 types de femmes à éviter, qui dépense tout n’importe comment, alors c’est une malédiction.

Sidi Mohammed prend tout l’argent avec un gout de gratitude envers sa femme, mélangé à un sentiment de culpabilité envers son irresponsabilité, pour retourner à Casablanca.

Cette fois-ci, pas pour picoler avec Chikhats, mais pour acheter des tissus en gros et les revendre à Fes pour les tailleurs et les artisans.

Et c’est comme ça que la roue tourna à nouveau. Tout dépensant différemment son argent.

Lorsque Sidi Mohammed réalisait un bénéfice, il épargnait la moitié de cet argent. Il faisait comme si cette moitié n’existait plus, et continuait à travailler jusqu’à ce qu’une bonne opportunité d’investissement se présente à lui, ainsi il investit l’argent cumulé.

Pour Sidi Mohammed, cette démarche était un secret de réussite. Alors que pour nous qui avait fait des études en management, c’était une évidence ou une théorie banale.

La manière avec laquelle Sidi Mohammed gérait son argent n’était pas un secret pour nous.

Pourtant, même si les autres (nous) disent que cette démarche est la bonne, personne d’entre eux ne l’avait adopté !

La différence entre Sidi Mohammed et les autres qui ont fait des études en gestion c’est que lui, il mettait en pratique tout ce qu’il savait, pendant que les autres évoquaient ces techniques dans les discussions et les blabla sans jamais les mettre en pratique.

Savoir n’est pas suffisant, il faut appliquer.

C’est avec ce rythme que Sidi Mohammed avait construit une respectable entreprise de textile. Mais pas seulement ça, ses fils ont su aussi gérer la fortune de leur père pour diversifier leurs activités vers d’autres domaines juteux.

Et pour finir son histoire, Sidi Mohammed m’avait dit le fameux dicton:

« Derrière chaque grand homme, une femme. »

Lalla Hlima nous apporte alors le Berad d’atay Mche7er. Dès qu’elle s’est pointée devant moi, je l’ai vue différemment. Elle n’était plus pour moi cette grosse dame qui passe son temps à broder et donner des ordres à ses belles-filles, mais une héroïne.

SUR CE, JE VOUS DIS :

Derrière Chaque RAJELOUNESS à Succès, une MRAOUNESS.

 

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